L’encouragement de la Revue Durable pour l’environnement

Les mauvaises nouvelles environnementales ou climatiques se succèdent et contribuent à élever le niveau d’anxiété vis-à-vis de l’avenir. Le premier réflexe est l’abattement, le découragement et l’immobilisme. D’un autre côté, de nombreuses actions positives et prometteuses apparaissent un peu partout sur la planète, comme si une réelle prise de conscience émergeait dans la population.

Les différentes crises environnementales constituent probablement le plus grand défi historique auquel la société humaine n’ait jamais eu à faire face. C’est une opportunité magnifique de remettre en cause des comportements nuisibles pour l’environnement, la biodiversité et le climat et de co-créer un nouveau cadre de société, véritablement durable.

C’est un peu le message de Jacques Mirenowicz de la Revue Durable / les Artisans de la Transition, le 16 février 2019 sur la RTS dans l’émission Prise de Terre.

Écouter l’interview

Les solutions et initiatives personnelles sont évoquées à la fin de l’interview !

Jeunes et vieux pour le climat et l’environnement !

Cela ne vous aura sans doute pas échappé : les jeunes se mobilisent massivement pour inciter le monde politique et plus généralement la classe dirigeante (ce qui inclut le monde économique) à prendre de réelles mesures drastiques pour inverser la tendance actuelle. Comme le dit Aurélien Barrau dans une vidéo relayée sur ce site, nous n’avons pas de planète B (ou de planète de rechange).

Le 18 janvier dernier, Le Temps titrait :

Des milliers de jeunes mobilisés dans les rues pour le climat.

A Lausanne notamment, plusieurs milliers d’étudiants ont choisi de sécher les cours ce vendredi, pour marcher en faveur du climat. Un rassemblement d’ampleur nationale.

Plusieurs milliers de jeunes défilent dans les rues de Lausanne pour le climat, vendredi 19 janvier 2018. © VALENTIN FLAURAUD/ Keystone

L’article peut être lu directement sur le site du Temps.

Notre démocratie souffre actuellement d’un problème endémique, et de plus en plus inquiétant, à savoir la collusion entre le monde politique et le monde économique (principalement des grandes entreprises internationales). La globalisation a ainsi concentré des pouvoirs et beaucoup d’argent en peu de mains. Le fossé se creuse entre les super riches et les pauvres, toujours plus pauvres, comme le montre ce petit sujet de France Télévision, publié le 22 janvier 2019.

Cette situation empêche notre démocratie de fonctionner correctement et emprisonne nos élus et nos administrations dans un immobilisme pattant.

Sans mauvais jeux de mots, le mouvement des jeunes pour le climat apporte une certaine fraîcheur dans le débat et un vent de changements pour le moins salutaires. Ce n’est que sous la pression du peuple et en l’occurrence des jeunes, que les élites vont bouger.

« Nous pouvons tous agir, à commencer par élire ceux qui vont défendre la planète et le climat », comme l’expliquent Susana Jourdan et Jacques Mirenowicz de la Revue Durable / les Artisans de la Transition, dans un sujet de la RTS, diffusé le 3 février dernier.

Nous terminons par une note plus positive en rappelant la projection du documentaire « La Terre vue du cœur » de Hubert Reeves, projeté au cinéma Royal de Sainte-Croix tous les mardis soirs de février, à 20h.

Densifier, oui, mais pas n’importe comment !

Cliquez sur l’article pour l’agrandir !

Un article très intéressant paru dans le journal Le Courrier du 10 janvier dernier a retenu notre attention. Il s’intitule « Bien réfléchir avant de densifier » et fait entre autre référence à des densifications intensives de villages, suite à l’acceptation de la LAT (Loi sur l’Aménagement du Territoire).

Que reste-t-il de l’âme de villages trop rapidement et trop excessivement densifiés ? Exit les espaces verts, les vergers, les grands arbres historiquement présents au centre de ces villages. Bonjour les nouvelles constructions fonctionnelles, fades et sans histoire.

Cet article fait réfléchir et questionne citoyens et autorités sur ces questions de densification. La nouvelle LAT était nécessaire, mais il reste une marge de manœuvre pour ne pas dénaturer nos villages.

Pacte écologique selon Aurélien Barrau

Nous voulons partager avec vous cette courte présentation vidéo concernant l’urgence écologique actuelle vue par le scientifique astrophysicien Aurélien Barrau. Soyez avertis : il ne nous apporte pas de très bonnes nouvelles. Ce qu’il nous apporte surtout, c’est un argumentaire très solide qu’il est difficile de contester.

Malgré cela, et son propos n’est finalement pas nouveau, les actions concrètes et positives peinent à émerger, que ce soit au niveau des institutions internationales, des États ou des citoyens. Or, comme le dit Aurélien Barrau, il faut agir à tous les niveaux.

Cette faculté qu’a l’être humain de jouer à l’autruche et de se dire que finalement, seul, il ne peut rien changer, a été décrite et analysée dans un livre passionnant : « Le syndrome de l’autruche », de George Marchall, aux éditions Actes Sud.

A noter que ce livre, dans son édition française, est préfacée par Cyril Dion (coréalisateur du documentaire « Demain » ) et Jacques Mirenowicz (corédacteur de la Revue Durable et initiateur de l’association « Les Artisans de la Transition » ).

Aurélien Barrau parle notamment de mesures impopulaires à prendre de toute urgence. Cependant, et l’actualité française nous le rappelle, une grande frange de la population un peu partout en Occident souffre de paupérisation, ce qui rend ces fameuses mesures impopulaires quasiment impossibles à introduire, compte tenu des disparités criantes de revenus dans notre société.

Il ne s’agit donc pas seulement de se battre uniquement pour la cause environnementale, mais bien pour une transition globale du système. Nous ne pouvons que vous conseiller la lecture d’une BD très éclairante, « Hypercapitalisme » aux éditions Seuil et Delcourt, qui explique d’une part ce qu’est devenu le capitalisme aujourd’hui et d’autre part, que des alternatives bien plus durables et positives existent.

Il est donc tout à fait possible de faire quelque chose à notre petit niveau. Adhérer à des associations (comme Baulmes Demain ou comme les Artisans de la Transition), lire, se former, et petit-à-petit, opérer des changements positifs chez vous aussi dans votre entourage!

L’érable vénérable de Baulmes est sauvé

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A la sortie du village, en direction de Vuitebœuf, juste avant le Bois des Indiens, vous ne pouvez pas manquer cet arbre majestueux, un érable champêtre plus que centenaire. Il y a peu de temps, la Commune avait décidé de l’abattre suite à la découverte de fentes inquiétantes sur son tronc. La raison était donc principalement sécuritaire, pour éviter un accident avec un promeneur.

Un groupe de citoyens a fait opposition à l’abattage, suggérant plutôt d’effectuer des travaux d’assainissement. La Commune n’a heureusement rien eu à débourser, les frais ayant été pris en charge par le Canton. C’est bien dans une perspective de soutien à la biodiversité que l’action a été menée.

Cette histoire est relatée dans un article de La Région Nord vaudois du lundi 17 décembre 2018.

Révolution silencieuse – projection en présence des protagonistes !

La suite de la saison se poursuit avec une projection de l’excellent documentaire local « Révolution silencieuse » .

Certains d’entre-vous l’ont probablement déjà vu. Ce que nous proposons en plus, c’est la participation des deux principaux protagonistes, en chair et en os, Cédric Chezeaux et Marc Haller ! Un apéro composé des pains de Marc Haller sera d’ailleurs proposé avant la projection !

Cette activité vous est proposée par la Bergeronnette, association de l’Abergement, dans le cadre d’une collaboration avec Baulmes Demain que nous espérons fructueuse et enrichissante.